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Rock en Seine 2025 : l’équipe d’addictologie du CH4V en action pour une prévention bienveillante et engagée
Du 22 au 25 août 2025, l’équipe d’addictologie du Centre Hospitalier des Quatre Villes (CH4V) était de retour au festival Rock en Seine pour une seconde participation renforcée et une collaboration étroite avec les acteurs de la prévention. Une immersion au cœur d’un événement festif, avec une mission claire : sensibiliser, prévenir et accompagner sans juger.
Une action renforcée et une équipe pluridisciplinaire mobilisée
Après une première participation en 2024, l’équipe du CH4V a consolidé sa présence pour l’édition 2025. Cette année, ils étaient douze professionnels à se relayer sur le stand pendant les cinq jours de 13h à 1h du matin, et à intervenir en maraude sur le site du Domaine de Saint-Cloud où 150 000 festivaliers étaient rassemblés.
La participation du CH4V était enrichie de nouvelles compétences : deux médecins, trois infirmiers, deux psychologues, deux travailleurs sociaux, un art-thérapeute, une cadre de santé, et une secrétaire médicale spécialement formée aux objectifs de la prévention en milieu festif. Une diversité de compétences pour assurer à la fois des conseils, une écoute psychologique, de l’information, et si besoin, une orientation vers les soins.
Un stand au cœur de la Safe Zone du festival, en lien avec les autres associations
Le stand du CH4V était situé dans la Safe Zone, un espace dédié à la prévention et à la protection des publics et partagé avec d’autres structures comme l’association #NousToutes, engagée contre les violences sexistes et sexuelles, et #ellesimagent.
Cette proximité a permis une coordination entre les acteurs, certaines situations nécessitaient une réponse conjointe. Des échanges réguliers ont aussi eu lieu avec les équipes de la Croix-Rouge avec une répartition claire des rôles : repérage, prise en charge, écoute, orientation.
La présence du CH4V s’inscrit dans une dynamique de partenariat avec l’ensemble des acteurs mobilisés : la Croix-Rouge, les équipes de sécurité, les associations présentes dans la Safe Zone (comme « Nous Toutes », œuvrant contre les violences sexistes et sexuelles), et les organisateurs du festival.
Une approche ludique : des animations pour sensibiliser sans stigmatiser
Grâce à une approche ludique et participative, les professionnels de l’hôpital ont pu naturellement aborder les questions de consommation avec les festivaliers. Les activités proposés, adaptés à tous les publics, y compris aux familles avec enfants, avaient un objectif clair : favoriser la discussion, sans jugement, autour des pratiques festives et des risques associés.
Un espace d’écoute pour ceux qui en ont besoin
En parallèle des animations, le stand proposait un espace d’échange plus confidentiel, où les personnes en difficulté pouvaient être reçues par une psychologue de l’hôpital.
Des maraudes pour aller au-devant des besoins
En deuxième partie de soirée, des maraudes étaient organisées pour intervenir au plus près des publics afin d’identifier celles et ceux qui pouvaient avoir besoin d’aide, d’écoute ou d’une orientation vers les soins.
Un public curieux, varié et à l’écoute
Cette année, les retours ont été très positifs : les festivaliers étaient nombreux à s’arrêter, par curiosité ou pour poser de vraies questions. Les thèmes les plus fréquemment abordés :
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L’alcool et ses effets, notamment sur les femmes
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Les idées reçues sur les drogues
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Les risques de soumission chimique (piqûres, verres contaminés)
Le stand a également attiré des parents qui s’arrêtent avec leurs enfants pour leur information et voir ce qu’ils savent sur le sujet, des professionnels de santé ou de prévention, témoignant de la diversité des profils croisés.
Une évolution dans le discours des jeunes autour des consommations ou des risques
- Les jeunes découvrent les doses standards
- Beaucoup plus de demandes de safe cup et de questions autour du problème d’administration de produits à notre insu (boissons, piqures, etc…)
Un engagement d’équipes
Au-delà de l’intervention ponctuelle, ce projet s’inscrit dans une démarche de santé publique plus large. « Nous avons constaté, dans nos services d’urgences, des jeunes arrivant avec des comportements à risque après des soirées ou festivals. Il était évident pour nous qu’il fallait aller sur le terrain, là où se produisent les consommations », souligne le Dr HONARYAR.
Pour cette action, plusieurs unités du pôle addictologie du CH4V étaient mobilisées, une occasion pour renforcer aussi les liens au sein de l’équipe pluridisciplinaire.
- L’ELSA (Equipe de liaison et de soins en addictologie) qui intervient auprès des patients hospitalisés
- Le CJC (Consultation Jeunes Consommateurs) qui intervient auprès des jeunes 12-25 ans.
- Le CSAPA (Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie)
- La Médecine Addictologie
En savoir plus :
Pôle addictologie – CH4V Sèvres, Saint-Cloud
Voir aussi :
Signature du contrat de pôle Addictologie : une nouvelle étape pour le CH4V